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jeudi 10 mai 2012

MEMORIAL DU MARTYR


Le Mémorial du martyr ou Sanctuaire du martyr (en arabe : مقام الشهيد, Maqam E’chahid) est un monument aux morts surplombant la ville d'Alger, érigé en 1982 à l'occasion du 20e anniversaire de l'indépendance de l'Algérie (5 juillet 1962), en mémoire des morts de la guerre d'indépendance.

Localisation

Le Mémorial du martyr est situé sur les hauteurs d'Alger, dans la commune d'El Madania, à l'ouest du Bois des arcades, à l'est de la cité Diar el Mahçoul et au nord de l'esplanade du centre commercial Riadh El Feth. Il surplombe le quartier du Hamma (commune de Belouizdad) et le jardin d'essai au nord.
Le monument a été élevé sur l'emplacement d'un ancien fort militaire.

Description
Formé de trois palmes stylisées qui se rejoignent à mi-hauteur, ce monument en béton construit par la société canadienne Lavalin, d'après une maquette réalisée à l'École des Beaux-Arts d'Alger sous la direction de Bachir Yellès, s'élance jusqu'à une hauteur de 92 mètres. Les trois palmes supportent, à 47 mètres du sol, une tourelle de style islamique d'un diamètre de 10 mètres et d'une hauteur de 25 mètres, surmontée d'un dôme de 6 mètres. L'ensemble repose sur une esplanade où brûle une « flamme éternelle » et recouvre une crypte, un amphithéâtre et un musée (le musée du Moudjahid) souterrains.

DJEMILA


Djémila, Djemila, ou encore Djamila, Ǧamilla en Kabyle (de l'arabe : جميلة, « la belle ») est une cité antique située sur le territoire de la commune éponyme de Djemila, dans la wilaya de Sétif, en bordure des régions de Basse Kabylie et de Constantine en Algérie. Le site de Djémila abrite les vestiges de l'antique Cuicul, cité romaine, classée patrimoine mondial par l'Unesco.

Histoire

La colonie de Cuicul fut fondée sur un sol accidenté au nord de l’Algérie à la fin du ier siècle (en 96) probablement par les vétérans de Nerva; son nom est celui d’un village ou d’un lieu berbère qui n’avait pas encore été latinisé. C'est avant Timgad l'une des dernières colonie de déduction en Afrique romaine.
Sous les Antonins (96 à 192) la ville s’embellit d’un forum, d’un capitole, de plusieurs temples, d’une curie, d’un marché et d’un théâtre. Avec la construction des grands thermes le règne de Commode marque l'extension de la ville vers le sud.
Sous les Sévères (192 à 235) de nouveaux quartiers s’organisent au sud du forum, autour d'une vaste place, de nouvelles rues sont tracées, et la ville devient peu à peu une cité où il fait bon vivre, où se développent de luxueuses demeures.
Vers le milieu du iiie siècle, une crise économique faisant suite à de mauvaises récoltes paralysa le commerce et freina le développement de la ville.
L'Antiquité tardive voit Cuicul continuer une vie urbaine dynamique. Au ive siècle, la conversion au christianisme de la population insuffla un regain d'activité et d'expansion urbanistique avec l'érection d'un quartier chrétien. Un baptistère et une basilique s'implantent à l'extrémité sud de la ville, une basilique civile est construite sur la place sévérienne. Les maisons luxueuses des notables ne cessent d'être développées atteignant des superficies considérables, s'équipant en thermes privés et se donnant des espaces de réceptions considérables (basiliques privées). La maison d'Europe ou celle de Castorius révèlent cet art de vivre des riches notables locaux et ont conservé un important décor de mosaïque.
Cuicul est occupée en 431 par les Vandales qui y persécutent les catholiques jusqu’à leur départ après les accords conclus avec Genséric en 442.
Lorsque la ville fut reconquise par les Byzantins, elle retrouva un semblant de stabilité et d’activité, mais tomba dans l’oubli à la fin du vie siècle.
C'est en 1909, après construction d'une voie d'accès, que des fouilles méthodiques furent entreprises par le service des Monuments Historiques. Mme de Cresolles, archéologue, a dirigé le dégagement des ruines jusqu'en 1941. Melle Y. Allais, qui a résumé l'histoire de la ville, lui succéda en 19421 jusqu'à sa retraite en 19562.
Au vu de l'état de conservation des ruines, la ville a été classée au patrimoine mondial de l'humanité en 1982.