dimanche 13 mai 2012

BEN ALI


Zine el-Abidine Ben Ali (arabe : زين العابدين بن علي), né le 3 septembre 1936 à Hammam Sousse, est un homme d’État tunisien, président de la République du 7 novembre 1987 au 14 janvier 2011.
Après divers postes au sein de l’armée et de la sûreté nationale, il devient ministre de l’Intérieur dans le gouvernement de Rachid Sfar puis remplace ce dernier comme Premier ministre. Il finit par déposer le président Habib Bourguiba « pour raisons médicales » et lui succède en sa qualité de dauphin constitutionnel. Son accession au pouvoir intervient à une époque où le pays est en proie aux luttes de succession, dont il fait partie, aux tensions politiques et économiques et à la montée de l’intégrisme3, et avec une opinion publique partagée, selon Michel Camau4, entre « le soulagement et le regret ».
Sous sa présidence, l’économie tunisienne était classée, en 2007, première en termes de compétitivité économique en Afrique, selon le Forum économique mondial5. Sur le plan des libertés, des organisations non gouvernementales et des médias étrangers dénoncent régulièrement sa politique sur les droits de l’homme, inclinant vers la dictature, notamment par la répression de ses opposants et les atteintes à la liberté de la presse. Son régime fut également caractérisé par une généralisation de la corruption dont bénéficia principalement la famille de sa deuxième épouse Leïla, les Trabelsi, qualifiée selon les observateurs de « clan quasi-mafieux »6. Sa fortune personnelle, estimée à cinq milliards d’euros placés sur des comptes à l’étranger ou investis dans l’immobilier, serait essentiellement le résultat des détournements de fonds opérés durant les 23 années de sa présidence7.
Un mouvement de protestation populaire le contraint à quitter le pays le 14 janvier 2011. Il abandonne ainsi son poste de président de la République pour se réfugier à Djeddah, en Arabie saoudite.

LE DESTIN DE LEILA BEN ALI: CE QUE FEMME VEUT…

Leila Trabelsi et Ben Ali. Le couple affichait son goût du luxe et des plaisirs mondains.


Ben Ali s’était offert un nouvel avion présidentiel en utilisant la dette de la compagnie aérienne d’Etat, Tunisair. Un airbus A340 flambant neuf. Le couple attendait son nouveau jouet avec impatience, d’autant que Leila avait elle-même supervisé la décoration de l’appareil, qu’elle avait confiée, selon des médias tunisiens, à Fendi et à Ferragamo. Montant du budget déco : une vingtaine de millions d’euros. Le quadriréacteur n’a pas pu être livré à cause de la révolution. Il devait faire partie de la nouvelle écurie de Karthago Airlines, la compagnie privée de la famille, dont l’actionnaire principal était Belhassen ­Trabelsi, le frère de Leila. L’avion stationnerait toujours dans l’un des entrepôts de la société de maintenance ­Sabena Technics à l’aéroport de Mérignac, en Gironde, en attente d’un nouvel ­acquéreur… Il semble que deux candidats se soient ­proposés. Tunisair ne confirme pas.

Leila Trabelsi était une petite coiffeuse qui plaisait aux hommes. En 1984, elle tape dans l’œil de celui qui allait ­devenir la personne la plus puissante de Tunisie : Zine el-Abidine Ben Ali. Dès lors, c’est l’ascension. La fratrie Trabelsi va quadriller peu à peu toute l’économie nationale. Paris Match a retrouvé ses voisins de palier, du temps de sa jeunesse.

Le couple serait en instance de divorce. « Ils font chambre à part », nous confie un homme proche de la famille. Déprimé, « patraque », l’ancien dictateur, que les Tunisiens surnomment désormais Zaba (pour Zine el-Abidine Ben Ali), ne quitterait plus sa résidence saoudienne, se réfugiant dans la prière et la rédaction de ses Mémoires. Il essaierait de faire porter le chapeau de la faillite de son régime à sa femme, Leila, et à son clan, les Trabelsi. Son épouse, quant à elle, serait condamnée à faire son shopping en niqab. Drôle de destin pour celle qui nourrissait des rêves de glamour et pensait incarner la modernité. Loin des caméras, l’ancienne « régente de Carthage » tente de se faire oublier, mais en Tunisie, où la haine qu’elle a suscitée dépasse l’entendement, les langues se délient. Chaque jour, on en apprend un peu plus sur cette Cosette de la médina de Tunis devenue reine de Saba ; ou plus exactement, cette petite « Zahia » devenue lady Macbeth.

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire

Remarque : Seul un membre de ce blog est autorisé à enregistrer un commentaire.